
L’Association des Troupes Artistiques de Guinée (ATAG) a procédé, ce jeudi, à l’installation officielle de son nouveau président, Sarsan, au cours d’une cérémonie solennelle organisée à l’Université Numérique de Conakry (UNC).
L’événement a rassemblé de nombreuses personnalités du monde culturel, des artistes, des comédiens, des responsables institutionnels, ainsi que des représentants des différentes troupes artistiques affiliées à l’association.
Prenant la parole à cette occasion, l’ancien président de l’ATAG, également troisième responsable de l’institution et représentant du secteur culturel au Conseil national de la transition (CNT), a exprimé sa fierté et son attachement aux valeurs démocratiques et associatives qui fondent l’organisation.
« Je suis une personne très humble et très heureuse, en ma qualité d’ancien président, de troisième responsable de l’institution ATAG et aussi de représentant de la culture au Conseil national de la transition », a-t-il déclaré.
Il a souligné le rôle fondamental de la vie associative dans la consolidation de la démocratie et la structuration du secteur culturel.
« Dans la vie associative, on peut inspirer la démocratie dans sa bonne forme. C’est ce que nous avons démontré ici », a-t-il ajouté.
L’intervenant a également mis en avant le dynamisme institutionnel de l’ATAG, rappelant qu’en moins de 18 ans d’existence, l’association en est déjà à l’installation de son sixième président.
« Imaginez : à moins de 18 ans, cette association est en train d’installer son sixième président », a-t-il souligné.
Selon lui, l’ATAG regroupe aujourd’hui près de 50 troupes artistiques, représentant environ 1 000 membres, contre 600 artistes à l’époque de son mandat.
« Aujourd’hui, on peut compter près de 1 000 personnes. Mais quand j’étais président, nous étions aux alentours de 600 », a-t-il précisé.
Insistant sur l’importance de l’organisation collective, l’ancien président a rappelé que le soutien de l’État passe avant tout par des structures légalement constituées.
« L’État n’accompagne pas une personne, l’État n’accompagne pas une troupe, l’État accompagne une entité », a-t-il affirmé.
Cette structuration, selon lui, facilite l’accès des artistes aux mécanismes de protection sociale, notamment à travers la délivrance de cartes ou de passeports de santé.
« L’État, à travers les associations, peut donner des cartes de santé à plusieurs artistes », a-t-il expliqué.
Enfin, il a évoqué les perspectives de croissance de l’ATAG, projetant un effectif pouvant atteindre 2 500 membres dans les années à venir, tout en mettant en lumière les opportunités de financement offertes par la loi sur la copie privée, un levier important pour le développement durable du secteur artistique guinéen.
Thierno Balde pour opinion224.com









