La cérémonie de récompenses cinématographiques organisée cette année a marqué un tournant décisif pour le cinéma guinéen et africain. Portée par une équipe engagée et une vision collective, l’édition a été saluée comme une véritable réussite, tant sur le plan organisationnel qu’artistique.
« Dans sa prise de parole Abdoulaye Traore Grâce à mon équipe, j’ai eu l’occasion d’occuper une place majeure au sein de notre groupe mondial. C’est positif, c’est une réussite », a déclaré le responsable du festival, visiblement ému, lors de son allocution. Malgré un contexte international complexe marqué par des campagnes électorales et diverses contraintes, l’événement a su rassembler des figures emblématiques du cinéma africain.
Initialement, plus d’une centaine de personnalités étaient attendues à l’échelle mondiale. Certaines invitations ont été reportées à 2026, mais l’édition actuelle a tout de même accueilli des icônes majeures, parmi lesquelles Sidiki Doukouré et Denis Kouyaté, lauréat du FESPACO 2024. « C’est une réussite d’avoir tous ces grands réalisateurs auprès de nous », a-t-il souligné.
Le succès du festival repose avant tout sur le travail collectif. Formation, information et brassage culturel ont constitué les piliers de cette édition. « Mon équipe m’a mis sur place pour que ce festival réussisse », a-t-il insisté, rappelant que cette dynamique collaborative a permis la présentation de films réalisés en étroite coopération avec les équipes artistiques.
La résilience des productions guinéennes mise en avant
L’une des grandes particularités de cette édition reste la résilience des productions cinématographiques guinéennes. L’entreprise Maître Onze, structure nationale, a notamment produit deux longs métrages, une performance remarquable dans un secteur souvent confronté à des difficultés de financement et de diffusion.
« Généralement, chacun travaille dans son coin. Nos films sont rarement visibles par le public », a-t-il regretté. Pour lui, l’union des forces créatives est essentielle afin de permettre à la Guinée de présenter des œuvres capables de parcourir les festivals à travers l’Afrique et le monde.
Cette nouvelle dynamique passera par une meilleure structuration du secteur, depuis l’écriture jusqu’à la production et à la diffusion. Les films seront projetés en Guinée, sur le continent africain et à l’international, renforçant ainsi la visibilité du cinéma national.
Des remerciements appuyés aux acteurs du secteur
En conclusion, l’organisateur a exprimé sa gratitude à l’ensemble des acteurs ayant contribué au succès de l’événement : son équipe, les comédiens guinéens de tous horizons, la Fédération Nationale des Comédiens de Guinée, le FODAC, le ministère de la Culture,Honorable Mamadou THug ainsi que les doyens et délégations invitées.
« Ce sont des métiers exigeants, portés par des hommes et des femmes qui se battent chaque jour pour faire avancer le cinéma. Sans ces personnes qui facilitent même les déplacements, rien n’est possible », a-t-il conclu.
Cette cérémonie s’impose ainsi comme un jalon important pour le développement du cinéma guinéen, annonçant des perspectives prometteuses pour les années à venir.
Tairé Balde pour opinion 224.com









