
À l’occasion du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, célébré le 2 octobre 2026, Bernard Pévé Beavogui, directeur général des Centres de lecture publique et d’animation culturelle (CELPAC), adresse un message de paix, de responsabilité et de patriotisme au peuple de Guinée.
Dans son message, il rappelle que l’indépendance constitue à la fois un héritage historique et une responsabilité collective.
« La fête du 2 octobre est une fête d’héritage parce que l’indépendance est d’abord un héritage, mais c’est aussi une responsabilité », souligne-t-il.
Revenant sur les grandes étapes qui ont précédé l’accession de la Guinée à l’indépendance, Bernard Pévé Beavogui évoque notamment le 25 août 1958, le passage du général de Gaulle en Guinée, ainsi que le référendum du 28 septembre 1958, au cours duquel les Guinéens se sont prononcés contre la Constitution proposée par la France et pour l’indépendance.

Le responsable des CELPAC rend hommage aux devanciers qui, selon lui, ont contribué à permettre à la Guinée d’accéder à sa souveraineté.
« Je voudrais remercier, féliciter et honorer d’abord nos devanciers qui, dans un langage franc et de responsabilité, ont donné à notre peuple l’indépendance », déclare-t-il.
Pour lui, l’histoire de la Guinée ne s’est toutefois pas arrêtée en 1958. « La Guinée ne s’est pas arrêtée au 28 septembre. La Guinée ne s’est pas arrêtée en 1958. La Guinée continue et elle continuera dans sa grandeur », affirme-t-il.
Un message particulier à la jeunesse
Dans son intervention, Bernard Pévé Beavogui accorde une place importante à la jeunesse guinéenne. Il rappelle que plusieurs des acteurs de l’indépendance étaient eux-mêmes jeunes, avant d’appeler la nouvelle génération à faire preuve de responsabilité, d’audace et de conscience citoyenne.
« Il n’y a pas un peuple de grandeur sans une jeunesse de valeur », estime-t-il.
Il invite ainsi les jeunes à se détourner des pratiques qu’il considère comme des obstacles au développement, notamment la consommation de drogues et l’ivrognerie, et à privilégier le travail, la discipline et la responsabilité.
« Aimer la Guinée, c’est travailler pour la Guinée »
Pour le directeur général des CELPAC, le patriotisme ne doit pas se limiter aux symboles nationaux.
« Porter le tricolore est une chose, mais aimer le pays, c’est travailler consciencieusement pour le pays », insiste-t-il.
Il appelle chaque citoyen, quel que soit son statut ou sa fonction, à contribuer au développement national dans son environnement immédiat, au quartier comme dans les institutions.
Un appel aux responsables publics
Bernard Pévé Beavogui adresse également un message aux responsables publics. Il les encourage à accueillir dignement les citoyens qui sollicitent leurs services et à leur offrir une écoute attentive.
Selon lui, lorsqu’un citoyen se présente dans un bureau public, il ne recherche pas uniquement une aide matérielle. Il vient également avec une attente, celle d’être écouté, respecté et traité avec dignité.
Il invite ainsi les responsables publics à faire preuve d’exemplarité et à contribuer à ce que chaque Guinéen puisse se sentir fier et considéré dans son propre pays.
En conclusion, le directeur général des CELPAC souhaite une bonne fête d’indépendance à l’ensemble du peuple de Guinée et appelle chacun à prendre ses responsabilités pour accompagner le développement du pays.
« Aimer le pays, c’est même si on ne te regarde pas, tu dois servir dignement partout où tu es. Aimer le pays, ça commence par le quartier et même dans le bureau », conclut-il.









