Les organisateurs des Jeux nationaux d’indépendance (JNI) ont animé, ce dimanche 27 septembre, une conférence de presse à Conakry pour présenter les nouvelles orientations du projet et faire le point sur son évolution.
À cette occasion, le coordinateur national des JNI, Samuel Tolno, a annoncé une réorganisation du calendrier et du dispositif de la première édition. Selon lui, les compétitions seront désormais organisées progressivement dans les différentes régions administratives du pays, avant une grande finale prévue en 2027.
Des compétitions régionales avant la grande finale

D’après Samuel Leno, Conakry devrait accueillir ses compétitions en décembre 2026, avant que les autres régions n’entrent progressivement en compétition entre janvier et juin 2027, suivant un calendrier qui sera établi et rendu public par la commission compétente.
L’objectif est notamment de permettre d’identifier les représentants de chaque région et les compétiteurs qui participeront à la phase finale des JNI, prévue pendant la période des célébrations de l’indépendance en 2027.
Le coordinateur national a également précisé que les récompenses seront différenciées selon les étapes. Les participants aux phases régionales bénéficieront de cadeaux de participation ainsi que de primes individuelles et de récompense. Les récompenses communautaires, quant à elles, seront réservées à la grande finale.
Des récompenses adaptées aux besoins des communautés
L’une des principales évolutions annoncées concerne la nature des projets communautaires destinés aux localités victorieuses.
Initialement, le projet prévoyait principalement la réalisation de forages comme récompenses communautaires. Désormais, les organisateurs souhaitent identifier les besoins réels des populations avant de déterminer les projets à financer.
« Certaines localités ont besoin d’une école, d’autres d’un dispensaire, d’autres encore souhaitent simplement réhabiliter une maison de jeunes », a expliqué Samuel Tolno.
Des missions seront ainsi déployées dans les régions administratives avant la fin du mois de juin 2027 afin de recenser les besoins prioritaires des différentes communautés. Ces informations permettront ensuite d’orienter les projets communautaires liés aux récompenses de la compétition.

Un projet basé sur la concertation
Samuel leno a insisté sur la nécessité de travailler avec les partenaires institutionnels et associatifs, notamment le Conseil national des jeunes de Guinée (CNJ).
Selon lui, la dimension territoriale du projet nécessite la participation des acteurs présents dans les différentes régions du pays, notamment pour la sélection des candidats, l’identification des sites et le suivi des projets communautaires.
Une réunion technique tenue le 22 septembre a également recommandé l’organisation d’un atelier national de cadrage de deux jours, qui pourrait se tenir en novembre à Mamou, Kankan ou Faranah.
Cet atelier devrait réunir les représentants des dix régions administratives, des représentants des gouvernorats, l’équipe des JNI ainsi que les partenaires impliqués dans le projet.
L’objectif sera de présenter la vision des JNI, de préciser les modalités de mise en œuvre et de définir les responsabilités de chaque acteur.
Le CNJ réaffirme son engagement
Prenant la parole à son tour, Akoï Esaïe Beavogui, secrétaire général du Conseil national des jeunes de Guinée, a réaffirmé l’engagement du CNJ à accompagner les Jeux nationaux d’indépendance.
Il a rappelé que le CNJ avait déjà exprimé son soutien au projet lors de la précédente conférence de presse.
Selon lui, le contexte de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, placé sous le thème « S’inspirer du passé pour construire l’avenir de notre jeunesse », a conduit le CNJ à proposer une réorganisation du calendrier.
L’idée est notamment de permettre aux dix régions administratives de s’approprier progressivement le projet et de devenir des acteurs majeurs de sa mise en œuvre.
« Nous avons conseillé à la coordination de faire un petit décalage et de faire une organisation de sorte qu’il y ait une réunion de cadrage d’abord, invitant les délégués des dix régions administratives de notre pays », a déclaré le secrétaire général du CNJ.
Une première édition appelée à s’inscrire dans la durée
Pour les organisateurs, ce réaménagement ne signifie ni l’annulation ni la réduction du projet. Au contraire, ils estiment qu’il doit permettre de donner aux JNI une dimension nationale plus importante.

La coordination entend désormais mettre en place une commission d’organisation chargée de gérer le projet de son lancement à son aboutissement, tandis que la coordination nationale conservera son rôle de supervision.
Le secrétaire général du CNJ a, pour sa part, réaffirmé au nom de son institution et de son président, Abdoulaye Diane, l’engagement du Conseil national des jeunes de Guinée à accompagner la première édition des Jeux nationaux d’indépendance.
La prochaine étape annoncée sera donc l’atelier national de cadrage, avant le lancement progressif des compétitions régionales. L’objectif affiché par les organisateurs est de faire des JNI un rendez-vous national impliquant durablement les jeunes et les communautés des différentes régions de Guinée.
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