L’interdiction des sachets plastiques à usage unique en Guinée commence à avoir des répercussions sur certaines activités industrielles. À la Compagnie des Eaux Minérales de Guinée (CEMG), communément appelée usine d’eau Coyah, plus de 50 salariés ont été placés en chômage technique à la suite de l’arrêt d’une partie de la chaîne de production.
Selon une note d’information interne datée du 28 septembre 2026 et signée par la direction générale, cette décision fait suite aux conséquences de la nouvelle réglementation sur les emballages plastiques à usage unique, notamment ceux utilisés pour le conditionnement et la commercialisation de l’eau.
Face à cette situation, la direction de l’entreprise indique avoir engagé une réorganisation de ses activités. Celle-ci prévoit notamment le reclassement de certains travailleurs sur les lignes de production maintenues en activité.
Toutefois, cette réorganisation n’aurait pas permis d’absorber l’ensemble des effectifs concernés. Les salariés concernés sont ainsi placés en chômage technique pour une première période de trois mois, à compter du 1er octobre 2026. D’après le document interne, cette mesure entraîne la suspension du contrat de travail ainsi que de la rémunération pendant la période concernée.
Une mesure qui suscite des inquiétudes
Cette décision intervient dans le contexte de l’application de l’arrêté conjoint du 10 septembre 2026, qui fixe les modalités relatives à l’interdiction de la fabrication, de l’importation et de la commercialisation de plusieurs catégories de plastiques à usage unique, notamment les sachets destinés au conditionnement et à la vente de l’eau.
Si cette réglementation vise notamment à lutter contre la pollution liée aux déchets plastiques, son application soulève désormais des préoccupations concernant ses conséquences économiques et sociales.
Une partie de la population guinéenne alerte également sur les répercussions possibles sur le prix de l’eau, alors que des consommateurs font état d’une hausse importante des prix dans certains points de vente.
Au-delà de la question environnementale, le cas de l’usine Coyah met ainsi en lumière les difficultés auxquelles peuvent être confrontées certaines entreprises dans leur transition vers des emballages conformes aux nouvelles normes.
À Coyah, la mise au chômage technique de plusieurs dizaines de travailleurs relance donc le débat sur l’accompagnement des entreprises et des salariés concernés par cette transition.
L’enjeu consiste désormais à trouver un équilibre entre la protection de l’environnement, la continuité des activités industrielles, l’accès de la population à l’eau à un prix abordable et la préservation des emplois.
Cette version conserve les faits que vous avez fournis tout en évitant de présenter comme établies les affirmations qui nécessitent encore une vérification, notamment sur la hausse généralisée du prix de l’eau.










