
Les enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry dénoncent leur non-prise en compte dans le processus de recrutement à la Fonction publique. Ils réclament l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 entre l’intersyndicale de l’éducation guinéenne et le gouvernement, qui, selon leurs représentants, prévoyait leur évaluation pratique en classe et leur priorité à l’engagement.
Lors d’une mobilisation, les représentants des enseignants contractuels de Conakry ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme une omission dans le processus de régularisation de leurs collègues de l’intérieur du pays.
« Jusqu’à présent, la situation de Conakry n’a pas été prise en compte. Nous attendons toujours notre concours pratique de classe, conformément à ce qui a été convenu dans le protocole d’accord », a déclaré un représentant des enseignants mobilisés.
Des chiffres avancés, mais une situation toujours en suspens
Les protestataires rappellent que 4 304 enseignants communaux auraient été retenus à l’issue du concours de recrutement. Ils évoquent également 4 535 personnes dont les dossiers auraient été intégrés au fichier de la Fonction publique et qui auraient reçu des notifications d’admission.

Toutefois, selon leurs déclarations, aucune mesure similaire n’aurait encore été prise en faveur des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry.
Tout en félicitant les enseignants communaux retenus, les représentants des contractuels estiment que leur situation doit également être examinée. Ils demandent aux autorités compétentes de clarifier les raisons de cette absence de prise en compte et de communiquer sur les prochaines étapes de leur éventuel recrutement.
Trois sous-commissions évoquées
Les représentants rappellent que trois sous-commissions avaient été mises en place pour accompagner le processus : l’une chargée du statut particulier, une autre consacrée à la remontée des actes de nomination des responsables d’établissements scolaires et une troisième chargée de recenser les enseignants contractuels.
D’après les protestataires, seule une liste aurait été traitée dans le cadre des travaux relatifs aux enseignants contractuels, avant sa transmission aux services de la Fonction publique. Ils affirment avoir saisi à plusieurs reprises l’intersyndicale de l’éducation, la Fonction publique et le Conseil national du dialogue social (CNDS) pour attirer leur attention sur cette situation.
Un appel à l’État pour une solution
Face à cette situation, les enseignants contractuels de Conakry appellent le gouvernement à prendre des mesures concrètes pour examiner leurs dossiers et donner suite aux engagements annoncés dans le protocole d’accord.
« Conakry fait partie intégrante de la Guinée. Nous sommes aussi les enfants de ce pays et nous servons l’État. Nous ne comptons pas baisser les bras tant que notre situation ne sera pas régularisée », a insisté leur représentant.
Les protestataires affirment vouloir poursuivre leurs démarches jusqu’à l’obtention d’une réponse des autorités. Ils estiment que, si le processus concernant les enseignants de l’intérieur du pays a avancé, la situation des contractuels de Conakry doit désormais faire l’objet d’une attention particulière.
Pour ces enseignants, le respect du protocole d’accord constitue une étape essentielle pour parvenir à une solution qu’ils jugent équitable.
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