
Les Associations représentant les écoles privées en Guinée ont exprimé, ce jeudi, leur vive inquiétude face à la recrudescence des violences et à l’insécurité grandissante dans les établissements scolaires. Cette alerte a été lancée lors d’une conférence de presse organisée dans la capitale.
Prenant la parole, le Président de l’association Abdoulaye Hady Diallo a dénoncé plusieurs attaques ayant ciblé des écoles privées, entraînant des blessures parmi les élèves et le personnel enseignant. Il a souligné l’urgence de mettre fin à ces agressions répétées qui compromettent gravement le bon déroulement des activités éducatives.
Selon lui, la situation est aggravée par le manque de dispositifs de sécurité adéquats au sein des établissements, notamment l’absence d’issues de secours et de mesures de protection efficaces. « Les écoles sont aujourd’hui exposées, et cette vulnérabilité met directement en danger la vie des enfants et des enseignants », a-t-il déclaré.
Abdoulaye Hady Diallo a interpellé l’État guinéen, l’appelant à assumer pleinement son rôle régalien en assurant la protection des écoles privées. Il a insisté sur le fait que la violence est inacceptable, quelle que soit son origine, même lorsqu’elle implique des mineurs.
Au-delà de la question sécuritaire, les associations ont rappelé l’importance stratégique de l’éducation pour le développement du pays. Selon le President , investir dans l’éducation est indispensable pour préparer les ressources humaines capables de porter des projets structurants comme Simandou 40. « Ces projets nécessitent des Guinéens bien formés, compétents et protégés dès le système éducatif », a-t-il souligné.

Les représentants des écoles privées ont également évoqué la grève dans le secteur éducatif, exprimant leurs préoccupations face aux tensions qu’elle engendre et au risque d’une escalade de la violence. Abdoulaye Hady Diallo a mis en garde contre les conséquences dramatiques d’un tel climat, allant jusqu’à craindre qu’un jour un enfant puisse perdre la vie lors d’une attaque. Une éventualité qu’il juge totalement inacceptable.
Taire Balde pour opinion224 com









