
Lors d’une réunion tenue ce vendredi, un responsable syndical a réaffirmé la détermination de son organisation face aux blocages persistants dans les négociations. « Personne ne peut nous intimider, nous n’avons peur de personne », a-t-il déclaré d’emblée, assurant que le syndicat est prêt à déclencher une grève dès que la base en donnera le signal.
Fort de plus de trois décennies d’expérience — « je fais grève depuis 1991 » — le responsable a insisté sur son attachement strict aux procédures. « Je suis un procédurier. Quand je commence, je vais jusqu’au bout. Personne ne peut m’arrêter », a-t-il martelé, répétant que toute action syndicale doit respecter les règles établies.
Il a rappelé que la grève ne peut être déclenchée qu’après l’épuisement de toutes les voies de recours, qualifiant ce moment de « dernière arme, l’arme fatale ». Selon lui, les responsables analyseront la situation au fur et à mesure de son évolution, tandis que certains membres « ne connaissent pas toujours les principes qui régissent le fonctionnement du syndicat ».
Le responsable affirme que le syndicat ne cèdera à aucune pression : « On ne recule devant personne. Dès que nous serons bloqués, nous déposerons l’avis de grève dès le lendemain. L’avis est déjà rédigé. » Il précise que l’organisation se conforme strictement à ses textes internes : « Qui respecte la loi est protégé par la loi. Nous n’avons pas peur des fusils, ni de l’enlèvement, ni de la prison. »
Malgré le ton ferme, le dialogue reste pour l’instant ouvert. Le syndicat revendique un premier acquis, l’adoption de l’article 6, et prévoit de poursuivre les discussions. « Si demain nous sommes bloqués, samedi nous nous réunirons au siège de la grève, et l’avis sera déposé le lendemain », conclut-il.
La rédaction taire Balde









