
Le procès d’Ahmed Kanté et de ses co-prévenus, Oumar Bah, Mamadou Alpha Sylla et Aboubacar Sidiki Camara, s’est ouvert ce mercredi 6 mai 2026 devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Les prévenus sont poursuivis à l’initiative du parquet spécial, par citation directe, pour de lourdes accusations comprenant corruption, détournement de deniers publics, prise illégale d’intérêts, blanchiment, escroquerie, déclarations irrégulières aux souscriptions et versements, enrichissement illicite, complicité, ainsi que d’autres infractions liées à la constitution de sociétés.
Seul Ahmed Kanté, ancien ministre des Mines, était présent à l’audience. À la barre, il s’est identifié en déclarant être né le 27 juillet 1957 à Conakry, économiste mathématicien, marié et père de huit enfants. Il est apparu vêtu d’un pull complet.
Au cours de l’audience, ses avocats, au nombre d’une dizaine, ont demandé le renvoi du procès pour un mois, invoquant le besoin de prendre connaissance du dossier afin de préparer une défense efficace. Ils ont précisé ne disposer d’aucun élément de la procédure à ce stade.
La Cour a accédé à cette demande et le procès est désormais renvoyé au 27 mai 2026.









