
« En mode débrouillard » : un spectacle qui rend hommage à la jeunesse guinéenne face aux défis de l’emploi
À l’occasion de la conférence de presse consacrée au spectacle « En mode débrouillard », les organisateurs ont tenu à saluer l’engagement des bénévoles, des partenaires et des formateurs qui accompagnent leurs initiatives depuis plusieurs années.
Dans son intervention, l’humariste Rigel Gandhi a particulièrement insisté sur le rôle des personnes qui s’investissent bénévolement, sans attendre de contrepartie financière.
« On ne remerciera jamais assez ceux qui nous accompagnent tout le temps de façon bénévole dans nos différentes initiatives. C’est quelque chose qui est rare dans ce milieu : des gens qui décident d’accompagner sans attendre quelque chose en retour », a-t-il souligné.
Il a notamment salué la présence d’une animatrice venue assurer la présentation de la conférence de presse, malgré les contraintes liées au projet.
Les organisateurs ont également exprimé leur reconnaissance envers leurs partenaires médias et techniques, notamment RS Photographie, présenté comme un accompagnateur fidèle de leurs différentes activités.
Des partenaires engagés dans la formation des jeunes
La conférence a également permis de mettre en lumière l’engagement de plusieurs formateurs qui contribuent bénévolement à renforcer les compétences des jeunes.
Parmi eux, un formateur spécialisé dans le montage vidéo, présenté avec humour comme leur « Albert Einstein », ainsi qu’un spécialiste des cryptomonnaies et de l’investissement.
Les organisateurs ont également remercié leur producteur, Souleymane, surnommé « le boss du bazar », pour son implication dans la réalisation des différents projets artistiques.
Un parcours marqué par la débrouillardise
Pour les initiateurs, « En mode débrouillard » constitue la continuité logique d’un parcours artistique construit progressivement, malgré des moyens limités.

Ils se souviennent notamment de leur premier spectacle, organisé avec un budget d’environ 450 000 francs guinéens, dans des conditions particulièrement difficiles.
La recherche de financements, l’impression et l’affichage des supports de communication, ainsi que les différentes difficultés logistiques ont constitué autant d’épreuves qui ont contribué à forger leur expérience.
Au fil du temps, l’équipe a poursuivi son parcours à travers différents projets et participations à des événements, notamment le Parlement du rire et Abidjan Capitale du rire.
Le nouveau spectacle se veut ainsi comme un récit humoristique de cette aventure, mais également comme un hommage à toutes celles et ceux qui se « débrouillent » au quotidien pour vivre, travailler et trouver leur place dans la société.
Quand les diplômés deviennent « débrouillards »
Au cœur du spectacle figure également la question de l’insertion professionnelle des jeunes.
Les organisateurs souhaitent notamment mettre en scène ces situations devenues courantes : des diplômés qui, faute d’opportunités, exercent des métiers éloignés de leur formation initiale.
« Quand tu finis tes études en journalisme, tu peux te retrouver à faire taxi-moto », illustre l’un des intervenants, avec humour.
À travers cette situation, le spectacle entend montrer les réalités auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes, diplômés ou non, contraints de se tourner vers d’autres activités en raison du manque d’emploi, de moyens ou d’opportunités.
Face à l’intelligence artificielle, la nécessité de se former
Un autre sujet majeur abordé est celui de la transformation rapide du marché de l’emploi sous l’effet du numérique et de l’intelligence artificielle.
Pour les organisateurs, les jeunes doivent désormais constamment actualiser leurs compétences afin de rester compétitifs.
« Le marché de l’emploi est exigeant. L’intelligence artificielle remplace déjà beaucoup de métiers. Si tu ne te perfectionnes pas, il devient difficile de décrocher un emploi », a-t-il expliqué.
Le secteur des médias est particulièrement concerné par cette transformation. Aujourd’hui, avec un simple smartphone et des outils numériques, il est possible de produire du contenu audiovisuel, de créer un média en ligne ou encore de réaliser des émissions avec des technologies qui étaient auparavant réservées aux grandes structures.
Cette évolution impose, selon les organisateurs, une adaptation permanente des professionnels et des jeunes en formation.
Former pour mieux s’adapter au marché de l’emploi
Au-delà du spectacle, le projet porte donc un message social et éducatif : accompagner les jeunes dans l’acquisition de nouvelles compétences.
Avec leurs différents partenaires, les initiateurs souhaitent contribuer à la formation des jeunes dans plusieurs domaines afin de leur permettre de mettre à jour leurs connaissances et de mieux répondre aux exigences du marché de l’emploi.
Le spectacle « En mode débrouillard » devient ainsi un moyen de raconter une expérience personnelle, mais aussi de poser un regard humoristique sur une réalité vécue par une grande partie de la jeunesse.
À travers les difficultés, les échecs, les petits métiers, les reconversions et les nouvelles technologies, les artistes veulent montrer une génération qui cherche, malgré tout, à avancer.
« En mode débrouillard » se présente donc comme un spectacle à la fois humoristique, social et générationnel, avec une ambition claire : raconter la débrouillardise, rendre hommage à ceux qui se battent au quotidien et rappeler que, dans un monde professionnel en pleine mutation, la formation et l’adaptation deviennent plus que jamais indispensables.
Allège les répétitions sur la formation
Renforce l’angle journalistique dès le début
Clarifie le message sur l’intelligence artificielle
Taire balde pour opinion224.com









