
Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi à Conakry, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono, a vivement critiqué le déroulement du double scrutin récemment organisé en Guinée. L’opposant a mis en cause la transparence ainsi que la crédibilité du processus électoral, évoquant de nombreuses irrégularités qu’il dit avoir constatées sur le terrain.
Selon le leader politique, les dysfonctionnements auraient commencé dès les bureaux de vote, où plusieurs documents essentiels auraient fait défaut. Il estime que ces anomalies compromettent l’intégrité du scrutin. « La manipulation électorale ne commence pas au moment de la centralisation des résultats. Elle débute dans les bureaux de vote eux-mêmes », a-t-il déclaré.
Dr Faya Millimono a également dénoncé l’acheminement tardif des procès-verbaux dans certaines localités du pays. Il affirme que certains documents auraient été transportés par hélicoptère jusqu’à deux heures du matin le lendemain du scrutin, une situation qui, selon lui, aurait compliqué la remontée normale des résultats.
Le président du Bloc Libéral considère ces faits comme un manquement grave aux principes de transparence électorale. Il rappelle que la loi prévoit un dépouillement public ainsi que l’affichage des procès-verbaux dans les bureaux de vote, afin de permettre aux citoyens, aux partis politiques et aux observateurs de contrôler les résultats.
Par ailleurs, il a indiqué que plusieurs délégués de son parti n’auraient pas été autorisés à accéder à certains bureaux de vote ou centres de centralisation, réduisant ainsi leur capacité de contrôle du processus.
Malgré ces contraintes, le Bloc Libéral affirme avoir pu obtenir 202 procès-verbaux de centralisation sur les 495 recensés à l’échelle nationale. À partir de ces documents, le parti dit avoir relevé des écarts entre les résultats collectés sur le terrain et ceux publiés dans les résultats provisoires.
« Des voix ont été attribuées au hasard à certaines entités politiques », a soutenu Dr Faya Millimono, évoquant également des cas où certains partis auraient obtenu davantage de suffrages dans les procès-verbaux que dans les résultats officiels.
Tairè balde pour opinion224.com










