
Le Mouvement de Rasta de Guinée (Mouvement de Rasta de Guinée (MOURAG)) a annoncé, ce week-end à Conakry, l’organisation du Festival international du Reggae de Guinée, baptisé FestiReg, prévu du 17 au 20 mars 2027 dans la capitale guinéenne. À travers ce projet, l’organisation entend faire du reggae un véritable levier de sensibilisation citoyenne, de mobilisation sociale et de promotion culturelle.
Présentant l’initiative, le président du mouvement, Jah Max Mara, a salué un projet pensé pour prolonger les actions déjà menées par le MOURAG depuis plusieurs années. Il a indiqué que cette conférence de presse visait à exposer les grandes lignes d’un événement que le mouvement considère comme un rendez-vous majeur pour la musique reggae et pour la société guinéenne.

« Nous sommes là avec un projet qui va nous permettre vraiment de continuer ce que nous avons commencé depuis très longtemps », a-t-il déclaré, avant de céder la parole au secrétaire général.
De son côté, Abdoulaye Diaré a détaillé les ambitions du projet. Selon lui, le FestiReg doit servir non seulement à la promotion du reggae en Guinée, mais aussi à porter un message fort sur la protection de l’environnement. Le festival s’étendra sur quatre jours d’activités comprenant des expositions, des podiums culturels, des actions de sensibilisation et un grand concert de clôture.
Il a insisté sur l’urgence écologique, estimant que le mouvement doit s’impliquer davantage dans la défense de l’écosystème face à l’insalubrité et à la dégradation de l’environnement.
Le programme annoncé ne se limitera pas à la musique. Le MOURAG entend également valoriser l’artisanat, la créativité et le patrimoine culturel, en impliquant des artistes venus de Guinée, de la diaspora et de la sous-région. L’objectif est de faire du FestiReg un événement annuel de référence, capable de générer des retombées économiques locales tout en sensibilisant la jeunesse aux enjeux environnementaux.
Dans la dynamique des préparatifs, King Savané a annoncé une vaste campagne de sensibilisation à travers plusieurs lieux publics de Conakry. Il a évoqué des actions concrètes telles que la plantation d’arbres et le nettoyage de la ville, rappelant que le mouvement a déjà mené des initiatives similaires dans des sites symboliques comme le Palais du peuple, la grande mosquée, la cathédrale et le marché Madina.
Intervenant également, Rougui Bah, résidant au Mali, a salué l’engagement du mouvement et plaidé pour un accompagnement institutionnel, notamment des ministères de la Culture en Guinée et au Mali. Elle a aussi appelé à déconstruire les clichés liés à l’image des rastas, affirmant que le port des locks ne saurait être associé à l’irresponsabilité.
Avec le FestiReg, le MOURAG ambitionne ainsi d’installer durablement un rendez-vous culturel et citoyen, où le reggae devient un outil de sensibilisation, d’unité et d’action en faveur de l’environnement et du développement communautaire









