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ibrahim balaya Diallo, président du Forum Civil Guinéen, s’est exprimé sur la récente dissolution de plusieurs partis politiques en Guinée. Selon lui, si cette tendance se poursuit, la future Assemblée nationale risque de devenir « trop monocolore », compromettant le pluralisme et la représentativité attendus dans le paysage politique du pays.
À moins de deux mois des élections législatives, communales et sénatoriales, ces décisions soulèvent de sérieuses questions sur les droits civils et politiques des citoyens. Rappelant les engagements internationaux adoptés le 23 décembre 1966 et entrés en vigueur le 16 mars 1976, Ibrahima Balaya Diallo souligne que tous les citoyens doivent pouvoir participer pleinement à la vie politique et à l’action publique.
« Nous avons constaté des anomalies récentes dans la gestion des partis politiques, qui ont provoqué un tollé, explique-t-il. Le risque, dans 24 mois, est de voir une Assemblée monopole, une chambre d’applaudissements, dépourvue de substance démocratique réelle. »
Pour lui, il est crucial d’alerter les autorités sur ce qui semble être des décisions incohérentes concernant la dissolution de partis reconnus pour exercer légalement leur activité politique. « La démocratie n’est pas un luxe, c’est une exigence. Dans le XXIe siècle, on ne peut pas s’installer dans une idéologie de gouvernance unique. »
Thierno balde directeur de PUBLICATION










