
À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, effective depuis le 5 octobre, Mamadi Konaté, Directeur communal de l’Éducation Dixinn (DCE), revient sur l’engouement constaté dans les établissements scolaires et les dispositions prises pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions.
Opinion224.com : Monsieur le Directeur, comment s’est déroulée la rentrée scolaire du 5 octobre dans vos établissements ?
Mamadi Konaté : Nous sommes très satisfaits de cette rentrée. Le ministre était avec nous le 5 octobre et a pu constater, dans nos établissements, la motivation des élèves. Nous avons également constaté, avec les journalistes présents, que les enfants étaient particulièrement motivés par rapport aux années précédentes.
Ils sont venus en tenue scolaire, avec beaucoup d’engouement et étaient pressés de retrouver les salles de classe. Les enseignants et les responsables des établissements étaient également mobilisés afin de préparer les conditions d’accueil.
Quelle a été la particularité de cette rentrée scolaire ?
La particularité, c’est que nous avons constaté une forte mobilisation des élèves, qui sont majoritairement venus en tenue scolaire.
Nous avions également un défi particulier avec certaines écoles qui avaient été occupées par des sinistrés. Au départ, nous pensions que ces établissements auraient des difficultés à accueillir les élèves. Mais grâce à la mobilisation de la commune, du gouvernement et de l’ensemble des acteurs concernés, ces écoles ont été nettoyées et réhabilitées.
La peinture, les toilettes et les différents espaces ont été remis en état. Cela nous a permis de recevoir les élèves dans de meilleures conditions. C’est une satisfaction et le résultat de l’engagement collectif des autorités, des responsables scolaires et des communautés.
Quel message adressez-vous aux élèves, aux enseignants et aux parents ?
Je leur demande de prendre très au sérieux cette rentrée, car c’est dès maintenant que se prépare la réussite aux examens de fin d’année.
Qu’il s’agisse des évaluations, du certificat de fin d’études élémentaires, du BEPC ou du baccalauréat, le système est désormais fortement numérisé. Les résultats et les parcours scolaires sont mieux suivis et les possibilités de falsification ou de modification frauduleuse deviennent pratiquement inexistantes.
C’est donc le moment pour les élèves de travailler sérieusement afin de ne pas être surpris en fin d’année. Lorsqu’un élève redouble, il doit reprendre sa classe. Il n’y a plus de place pour les négociations ou les arrangements.
J’appelle également les enseignants à beaucoup de responsabilité dans l’évaluation des élèves. Une fois qu’une note est attribuée et enregistrée dans le système, elle ne peut pas être modifiée à volonté. Il faut donc que chaque enseignant fasse preuve de sérieux et d’intégrité.
Cette mesure de numérisation peut-elle réellement être respectée dans les établissements privés comme publics ?
Oui. Tous les élèves disposent désormais d’un numéro de matricule. Une fois qu’un élève est évalué et que sa note est remontée dans le système, il devient très difficile de procéder à une quelconque falsification.
Il n’y a pas deux systèmes scolaires différents : nous avons une seule école guinéenne. Les établissements privés sont également suivis de très près par les services compétents.
Les responsables et encadreurs ont-ils été formés pour accompagner cette réforme ?
Oui, les encadreurs ont été formés. Au niveau de la cellule chargée des examens et des passerelles scolaires, nous recevons d’ailleurs de nombreux directeurs d’écoles qui viennent pour récupérer les matricules des élèves.
Tous les enfants sont immatriculés. Même lorsqu’un élève doit être transféré d’une école à une autre, par exemple de Boké à Conakry, la procédure doit passer par la Direction communale de l’Éducation afin de récupérer et d’utiliser correctement son matricule.
Sans cette procédure, l’inscription ou le transfert devient impossible.
Pour terminer, quel appel souhaitez-vous lancer ?
Je demande aux parents, aux élèves et aux enseignants de prendre cette année scolaire très au sérieux dès le départ. La réussite ne se prépare pas à la veille des examens. Elle se construit dès les premières semaines de cours, avec le travail, la discipline et la responsabilité de chacun.










