
Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a animé ce vendredi 10 avril 2026 une conférence de presse à la Maison de la Presse, consacrée au paiement des droits d’auteur et au lancement du site web et des applications du Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA). Cette rencontre a réuni des cadres du ministère, des artistes et des acteurs clés du secteur culturel.
Dans son discours, le ministre a mis en avant l’importance de cette initiative en soulignant que, pour la première fois dans l’histoire du pays, des créateurs guinéens seront rémunérés pour sept catégories de droits d’auteur, y compris la radio-télévision publique, les sonneries téléphoniques et bien d’autres. « C’est un événement sans précédent dans la gestion des droits d’auteur en Guinée », a-t-il déclaré.
Les montants à répartir, après les déductions légales, se déclinent comme suit :
2,89 milliards GNF pour les droits de radiodiffusion publique (« grands droits »)
640 millions GNF pour les droits en provenance de l’étranger
5,89 milliards GNF pour la copie privée
1,93 milliard GNF pour les tonalités d’attente téléphonique (préécoute)
1,13 milliard GNF pour la communication au public
523 millions GNF pour l’exécution publique
404 millions GNF pour la sonorisation mobile
15,64 millions GNF pour les scènes occasionnelles
2,4 millions GNF pour les médias privés
La répartition de ces droits se fera sur plusieurs mois, avec la première opération débutant le 13 avril 2026 pour les droits de radiotélévision, suivie des droits internationaux et de la copie privée. Les autres catégories seront progressivement réparties jusqu’en décembre 2026.
Enfin, le ministre a souligné l’importance de la transparence dans le processus : « Chaque répartition fera l’objet d’une conférence de presse. Il est essentiel d’expliquer aux créateurs les montants perçus et les critères de répartition. Chaque ayant droit recevra sa part en fonction de l’exploitation réelle de ses œuvres, ce qui garantit une gestion juste et équitable. »
Cette mesure marque un tournant pour le secteur créatif en Guinée, assurant une reconnaissance plus formelle des droits des artistes et une gestion plus transparente de leurs œuvres.










